La réintroduction au lait de vache à l’hôpital (ou test de provocation orale au lait de vache) pour les bébés allergiques aux protéines de lait de vache (partie 2).

réintroduction au lait de vache à l'hôpital

Voici la deuxième partie de mon récit (vous pouvez retrouver la première partie ici). 

Pour résumé nous sortons de l’hôpital avec un super diagnostic : Fini l’allergie pour Achille !!! YOUPI !!!! Mais les choses vont « un tout petit peu » évolué… J

Lorsque l’on sort de l’hôpital, il n’est pas possible de revenir à une alimentation dite « normale» dès le début, il faut une période de réintroduction à la maison en intégrant  le lait de vache petit à petit. Il est préconisé de commencer par 50ml de lait soit ½ yaourt (un « petits filous » de 50 gramme pour nous) puis, la semaine suivante, d’augmenter progressivement la quantité afin d’atteindre, à la fin de semaine, 1 laitage par repas (un biberon de lait de vache le matin, un yaourt à midi et au goûter et un biberon de lait de vache le soir en « théorie »). Je décide de ne pas remplacer immédiatement le lait de riz infantile par du lait de vache infantile. Nous intégrons uniquement le laitage au lait de vache à midi et au goûter sous forme de yaourt.

Dés le début, à chaque bouchée de yaourt, des pustules apparaissent sur le visage d’Achille. Je trouve cela vraiment bizarre mais il a eu la même réaction à l’hôpital et la pédiatre m’a dit de ne pas  m’inquiéter.  Je continue donc la réintroduction progressive.

Au bout de 3 jours de réintroduction (et le jour de son anniversaire en prime), Achille tombe malade : grosse poussée de fièvre, très fatigué… bref une maladie d’hiver classique qui va durer 3 jours. Dès qu’il est guéri, je continue la réintroduction mais les pustules continuent.


Mais voilà, 18 jours après notre journée à l’hôpital (le 20 mars), Achille rentre de la crèche couvert de plaques rouges et de pustules. Il a les oreilles brulantes.  Nous appelons en urgence la pédiatre mais nous n’avons pas de réponse. Nous hésitons alors à appeler les urgences mais nous n’osons pas par peur de s’inquiéter pour rien et d’encombrer ce service de premiers soins. Je réalise maintenant (et après avoir vu un reportage sur les allergies dans Allo docteur sur France 5) que le cas d’Achille aurait pu être très grave.






(Petite parenthèse sur les urgences et le 15. Cette peur de « déranger » et « d’encombrer » les urgences est un phénomène vraiment bizarre, voire très très dangereux  vous ne trouvez pas ?… Bien entendu les urgences sont saturées mais ce constat ne devrait pas nous pousser à trouver une solution alternative quand la vie d’autrui est en danger Je pense qu’il y a un vrai travail de communication à faire de la part des autorités publiques pour replacer les urgences et le 15 au centre des urgences médicales. J’ai eu plusieurs cas dans mon entourage de personnes, n’osant pas appeler le 15 et qui se sont retrouvées par la suite, dans des situations médicales très dangereuses.

Pour info, nous avons appelé pour un autre souci le 15 et notre interlocuteur a évalué la situation et nous a orienté  vers un médecin généraliste qui pouvait très bien gérer la situation. Nous n’avons pas du tout eu l’impression de « gêner ». N’hésitez pas à appeler le 15 pour effectuer un premier diagnostic de la situation, ils sont là pour ca !)

Pour revenir à Achille, nous aurions également dû préciser à la crèche qu’à la moindre manifestation allergique  il fallait nous appeler ou appeler le 15.


Le lendemain je téléphone à l’allergologue pour avoir des réponses et lui envoie des photos d’Achille.   Après avoir regardé les photos, elle me dit d’arrêter la réintroduction à l’exception des traces de beurre. Elle nous fixe également un autre rendez-vous, 6 mois plus tard, pour une nouvelle consultation en vu d’une nouvelle réintroduction à l’hôpital.

Quand je lui demande les raisons de la réaction allergique d’Achille, elle m’explique que nous avons été trop rapides dans la réintroduction.

HEU……………………. c’est à ce moment-là que je « tilte ». Nous avons seulement respecté les consignes données à l’hôpital et celles reçues par papier.

A l’hôpital Achille avait déjà eu une diarrhée et des pustules sur le visage, pour moi ces deux « symptômes » étaient synonymes d’une allergie encore présente. Bien sûr, je ne suis pas médecin mais je pense que, dans le cas d’Achille, la réintroduction a été faite un peu tôt et que n’avons pas pris  en compte les signes.  Cela aurait pu être grave.

Voilà où nous en sommes, Achille est toujours allergique et la réintroduction est un premier échec. Achille a maintenant une trousse d’urgence à la crèche et à la maison comprenant de la ventoline avec une chambre d’inhalation, un antihistaminique et  des corticoïdes mais pas de stylo d’adrénaline.

Nous devons essayer à nouveau la réintroduction cet automne… à voir…ce sera certainement l’occasion de donner une suite à cet article.
Et vous, avez-vous déjà tenté la réintroduction à l’hôpital ? Quel en a été votre expérience ?

Ce blog est une plateforme de discussions et d’échanges sur un sujet encore peu médiatisé/connu alors n’hésitez pas à partager votre expérience pour toutes les familles ! J


1 commentaire

  1. Bonjour,
    J'ai lu vos deux posts et je trouve incroyable que les médecins à l'hôpital n'aient pas tenu compte de l'apparition des premiers symptômes et aient continué malgré tout. De manière générale je suis de plus en plus consternée par la prise en charge des différentes formes d'allergie retardée (ou non) aux plv. Entre le pédiatre qui n'y connaît rien et le gastro pour qui cela relève du "comportemental", nous prions pour que le rdv avec l'allergo début octobre soit plus concluant. Nos différentes réintroductions (voulues par le gastro visiblement obsédé par les plv) ont toutes foiré, dont une à l'hôpital. On est rentrés avec un protocole de réintroduction (puisque tout s'était bien passé...) en commençant par 1/2 yaourt par jour puis 1 yaourt au bout de 2 jours. Au bout du 3e jour il vomissait de nouveau les yaourts donc on a tout arrêté. Depuis on a refait une réintro à la maison. Au bout d'un mois de consommation minime, il vomissait un repas entier par jour... arrêt total depuis.

    RépondreSupprimer